mercredi 15 juillet 2009
CRIS ET RECRUTEMENTS
Cela représenterait un risque pour les entreprises… comme si recruter un profil « normal » en période de croissance n’était pas un risque !!!!
Vraiment, cette crise fait perdre la tête à tout le monde !
Mon employeur de jeunesse, Jean Dutourd n’a pas tort : « une vérité devient fausse quand elle est partagée par le plus grand nombre ! ». A méditer en ces périodes de disette intellectuelle ! Alors comme ça, les entreprises ne prendraient pas de risques à recruter des profils « marginaux » ? (oui, je sais, avec ce mot là, c’est de la provoc !). Les DRH seraient devenus frileux ? Bon, pour tout vous dire, je ronchonne mais je crois que c’est vrai, malheureusement.
Les boîtes ont besoin d’avoir en leur sein, des esprits décalés, des personnes qui osent dire les choses pour les faire avancer, oui des « grandes gueules » comme disait un de mes anciens patrons dans l’industrie.
Bref, je vais finir par me perdre dans tout cela, qui est « normal » ? Qui ne l’est pas ?
Je n’en sais rien puisque pour moi, en tant que dirigeant, « les décalés sont normaux et les normaux sont décalés ».
Bon allez… vite faut que je parle de tout ça à mon psychiatre ! Un type complètement décalé…
dimanche 28 juin 2009
ET OUI... LA NEWSBETTER EST ARRIVEE...

L'équipe de M'CEO vous présente sa Newsbetter.
Deux thèmes dans ce premier numéro :
L'EGO MANAGEMENT et LA SECURITE EN MODE CONSTRUCTING(r).
Si cela vous donne l'envie de mieux nous connaître... contactez nous !
Pour être sur la liste de diffusion...
Jean-frederic.fiaux@mceo.fr ou christophe.levaillant@mceo.fr
jeudi 21 mai 2009
Pour en finir une bonne fois pour toute avec « l’accompagnement au changement »…
Je n’en peux d’autant plus, quand je m’amuse à rechercher tous les synonymes de ces deux mots sur Internet (vous pouvez cliquer si vous voulez !).
Aller, assortir, chaperonner, compléter, conduire, convoyer, emmener, entourer, escorter, flanquer, guider, joindre, s'ajouter, suivre, surveiller.
« Changement » :
Altération, avatar, bouleversement, chambardement, commutation, conversion, écart, évolution, fluctuation, glissement, gradation, inconstance, inflexion, innovation, interversion, inversion, métamorphose, mobilité, modification, mutation, réforme, relève, remaniement, remplacement, retournement, revirement, révolution, saute, transformation, transition.
Mais pour aller plus loin que l’acception de tel ou tel mot, ce qui compte c’est ce que cela veut dire ou ne pas dire !
Plus sérieusement, c’est le verbe « accompagner » qui me gêne. « Accompagner », c’est politiquement correct mais c’est assez réducteur. « Accompagner » c’est aussi le privilège de l’accessoire par rapport à l’essentiel. (cf. la définition de l’Académie française du verbe « accompagner »).
Ce léger coup de gueule pour mettre un frein à l’accompagnement. L’accompagnement au changement est mort, vive la préparation au changement !
Plutôt que de parler, de blablater sur l’importance d’accompagner le changement ou autre chose, passons à l’action. Action times ! Nous avons la chance de vivre des moments absolument extraordinaires.
L’entreprise n’est plus un imperméable. Elle fuit. La tête et les jambes ne fonctionnent plus en harmonie, il n’y a plus de pas cadencé. L’heure est à l’ouverture des portes et des fenêtres. Ce n’est pas un jugement, c’est une constatation. Alors préparons, anticipons, construisons et ACCEPTONS !
Les salariés, notamment les plus jeunes, n’ont plus une attitude aussi « crucificielle » que leurs aînés.
Ils zappent. Ils changent de boîtes comme d’amis, etc. L’entreprise à la mode papa, c’est fini ; l’époque des Soprano a fait son temps.
Ce n’est pas « accompagner » qui est important c’est d’ACCEPTER le changement ! D’accepter de se remettre en cause, de remettre en cause ses schémas de pensées ! Un leader, un vrai, c’est celui qui accepte de se remettre en question ; qui accepte d’avoir autour de lui des talents plus grands que lui ; qui ne renie pas ses valeurs sur l’autel de l’argent ; qui considère que l’être humain c’est encore une valeur sûre…
Bien sûr, s’il n’y arrive pas seul, il faut lui en faire prendre conscience. Mais l’accompagner… ce mot… quand on y pense, quelle stupidité !
A ceux qui demandent c’est quoi « le Constructing® en Communication et en Management ? ». Et bien, qu’on se le tienne pour dit une bonne fois pour toute : c’est une approche qui n’accompagne pas le changement mais qui prépare, anticipe, fait réfléchir, agit avec mesures des résultats à la clé.
Ca y est, je m’emporte ! Je dois rester calme ! Mais j’avais envie de pousser ce coup de gueule pour dire combien il est important à un moment ou à un autre de prendre ses responsabilités, surtout quand on est un dirigeant dans l’entreprise et de l’importance d’utiliser les bons mots pour les bonnes situations au bon moment.
dimanche 12 avril 2009
Les mots
Un mot en vaut un autre.
Plus grand monde ne sait ce qu’il dit vraiment, mais il le dit et parfois même avec une telle conviction qu’on le croit. D’un point de vue communication globale, on pourrait s’en contenter. Qui « on » ? Le collaborateur bien sûr… mais cela ne suffit plus… un collaborateur n’attend plus uniquement de son boss qu’il sache « parler », mais qu’il sache « lui parler ». Regardez autour de vous, tout le monde dit à peu près « on ne comprend pas ce qui se passe », « on nous avait rien dit », etc. C’est de l’incompréhension mutuelle… oui…mais n’est-ce pas d’abord un problème de mot ? Utilise-t-on de puis des années, les bons mots pour échanger avec ses équipes ? Je sais, cette théorie vous paraîtra futile, mais en réfléchissant un peu, je me dis que les dirigeants doivent redonner de l’importance aux mots. Ils sont de plus en plus préoccupés par cette quête. Vraiment dommage d’attendre des situations extrêmes pour revenir aux choses essentielles… pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ! Lapalissade : la communication n’est pas seulement une affaire d’images. Savoir s’exprimer c’est bien, mais savoir ce que l’on dit c’est pas mal non plus ! Actuellement dans l’entreprise, le dirigeant ne se dit pas « comment je vais le dire », mais « qu’est-ce que je vais dire ? ». Et c’est là que je voulais en venir. Moins le dirigeant aura de choses à dire, plus sa parole sera écoutée… alors les mots…doivent ressortir du placard doré dans lequel on les a enfermés. A force de formater à tout prix, c’est la pensée qui s’est formatée elle-même ! A force de réduire encore et toujours, de synthétiser, de trouver le mot juste ; c’est la pensée qui s’est réduite ! A force de vouloir faire court et bien ; la pensée fait mal. Bien sûr, il m’est arrivé de jouer à ce jeu là. Je ne regrette pas, car j’ai toujours privilégié les mots, le sens, à la communication du paraître. Mais il faut collectivement se reprendre en main. Les manageurs seront aidés en cela par les communicants qui les aideront à trouver les mots justes. Les communicants trouveront grâce à leur culture encyclopédique les mots pour le dire ! Je suis optimiste. Nous n’avons pas le choix. En pleine tourmente, il faut se poser. Je sais, il ne faut pas dire ça. En pleine tourmente, il faut réfléchir. Je sais, il ne faut pas dire cela. Il faut aller à contre courant de la pensée de la communication unique !
vendredi 27 mars 2009
FRATERNITE, un gros mot dans l'actualité !
Redevenons sérieux : on évoque souvent la liberté, l’égalité, mais rarement la fraternité. Debray nous rappelle que c’est Robespierre qui proposa en 1790 fraternité sur les frontons des drapeaux. La fraternité c’est aussi une sacralisation : " Là où il y a un nous, il y a une sacralité ; et là où le nous se disloque, le sacré s’estompe ». J’aime bien cette phrase qui est dans l’actualité. Le « je » se disloque sous nos yeux, regardez autour de vous. Egoïsme, égotisme, narcissisme, hyperbole de la grandeur, la magnificence du Moi… regardez amis bloggeurs… tout ça fout le camp ! Les certitudes d’hier s’évaporent. L’heure est aux convictions à la solidarité active. Les temps du nous, du rassemblement, de la collectivité, du partage sont venus. Une certaine forme de fraternité à la fois pour s’aider, faire vivre son entreprise, la faire survivre même. Malheur à ceux qui vivent encore sur des schémas éculés… Ils se préparent à des jours sinistres.
Les entreprises qui sacrifient leur personnel au profit de la rentabilité à court terme, seront dépourvues quand les beaux jours seront revenus. Des manageurs, tirent la sonnette d’alarme, qui s’en soucie ? Une de mes amies DRH m’expliquait récemment que sa fonction se réduisait (sic) (à son corps défendant) à compter les « sortants ». Drôle de métier quand même ! Sortir… peut-être mais au moins proprement. Des DRH essayent de sauver la casse, réfléchissent à cette réhabilitation du nous… pas facile… d’autant que des "DRH voyous" aux ordres, spécialistes des montages de dossiers, plus ou moins tordus, pour éjecter le personnel, de préférence féminin, c’est une mode aussi… comme toutes les modes souhaitons qu’elle passe… Un jour, je vous raconterai une histoire... patience...
Ne pensez pas que je m’éloigne du livre de Debray, l’auteur explique que la fraternité, ce n’est pas un passeport pour le bonheur ! L’économie individualiste ne peut pas tout, l’autre monde que l’on nous promet un jour accouchera dans la douleur… peut-être qu’il sera plus fraternel dans le sens sacré du terme ! Mais Debray nous met en garde, le monde, le nouveau monde dans lequel nous allons entrer sera « carnassier ». Il faut le savoir. Il faut le prévoir. Il faut s’y préparer. « Il y aura une heure de pleine fraternité, comme il y a une heure de plein midi (Victor Hugo) ». Debray nous invite juste à nous préparer à cette heure de fraternité…
Fraternité, c’est aussi une bonne transition avec le livre de Jean-Pierre Corniou (Le web 15 ans déjà… et après, Dunod, 200 pages). Quel lien entre fraternité et Internet ? A première vue aucun… enfin… un besoin d’échanger, d’avoir le sentiment de participer à une nouvelle communauté, de se créer une nouvelle famille. L’auteur explique avec des mots simples (rare pour un énarque) l’évolution de la toile depuis quinze ans. En lisant tout cela, je me suis dis « 15 ans déjà ! ». J’avais l’impression à chaque page que c’était hier… et pourtant… on ne connait pas encore toutes les conséquences de cet outil intrusif dans nos vies. C’est ce qui est passionnant dans ce bouquin, l’avenir est ouvert. Bien sûr JP Corniou nous met en garde contre des dérives. Mais il faut là encore s’y préparer. Que sera Internet demain, l’auteur donne des réponses (elles sont dans le livre), mais ce qui est frappant c’est qu’Internet c’est un peu comme l’économie mondiale : tout le monde ressent la nécessité d’une nouvelle gouvernance, ou d’une gouvernance tout court. Ce sont les enjeux d’Internet demain, que restera-il dans 15 ans du livre de Corniou. En 2024 , le lecteur se dira : il nous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Et ma petite Clémentine qui aura 22 ans me dira « dis donc papa, c’est pas un peu ringard tes bouquins sur Internet ? ».
Wait and see…
mardi 17 février 2009
Patron éthique

La crise a au moins une vertu : elle permet de séparer le bon grain de l’ivraie. Une entreprise n’est pas, n’est plus forcément une machine à gagner de l’argent ! Vous en doutez ? Souvenez-vous… il y a quelques semaines (avant la crise, ce n’est pas si loin), on nous expliquait qu’il fallait gagner de l’argent, gagner de l’argent, gagner de l’argent !!! Encore et toujours de l’argent. Rentabilité ! Profit ! La valeur ajoutée de l’entreprise c’était d’abord le chiffre de sa rentabilité ! Bien sûr, quelques dinosaures disaient qu’on allait dans le mur, que les collaborateurs étaient la première richesse de l’entreprise, etc. Mais non, il fallait de bons gros dividendes… !!!! Je vous parle d’un temps que les plus de vingt ans peuvent connaître.
Mais que se passera-t-il quand l’orage sera passé ? Le naturel reviendra-t-il au galop ? Et bien, je ne pense pas. Plus rien ne sera comme avant pour une seule raison : c’est que cette crise nous permet de constater que l’argent n’est pas une fin mais un moyen. Et ça c’est formidable ! Moi je le dis : vive la crise ! Et c’est le chef d’entreprise que vous le dis ! Oui la crise est salvatrice ! Oui les faiseurs d’argent vont en être pour leurs frais ! Oui les actionnaires obsédés par leurs dividendes vont regretter de ne pas avoir assez investi dans leurs outils ! Oui les frileux du long terme vont avoir du mal à traverser l’hiver sans leur bas de laine ! Oui les dirigeants, les manageurs, les collaborateurs, même les actionnaires vont devoir inéluctablement remettre les notions de « vrais résultats » au cœur de leur action. Des « vrais résultats » ? Oui, nous devons tous désormais exiger des résultats, non pas sur du papier de soie, mais des vrais résultats. De bas en haut, de haut en bas, chacun va devoir rendre des comptes. Ca c’est formidable ! L’impunité des bonimenteurs et des pleureurs au placard. Il faut exiger des résultats, je le répète, tout le monde va devoir rendre des comptes. C’est un ravissement. Mais ne nous méprenons-pas : tous les patrons ne sont pas des voyous. Ce discours populiste même s’il est populaire est un peu agaçant. On doit tous faire son autocritique. Rien n’est blanc, rien n’est noir, tout est gris. C’est ça qui est passionnant. Chacun va être remis droit dans ses bottes, en adéquation avec sa conscience. Alors est-ce qu’il y a place à la morale dans tout cela. Je ne vous ferai pas de dissertation sur morale et capitalisme, il y a de bons bouquins là-dessus. Cependant, je ne peux donner qu’un témoignage le mien. Il vaut ce qu’il vaut, mais il a le mérite de sonner vrai… puisque c’est le mien ! Je pense qu’on peut très bien diriger une entreprise et être adéquation avec ce que l’on est. Les valeurs que l’on porte et auxquelles on adhère. Ca c’est chouette. On peut même être honnête avec des clients ! C’est fou, non ? ! Dire à des clients « jugez-nous sur des résultats » et « rémunérez-nous aux résultats », c’est aussi cela mettre de la morale dans les relations professionnelles. Avoir de la considération pour ses équipes et les payer d'une façon juste. Où est le scandale ? Moi, je n'en vois pas. Ne nous cachons pas derrière des fausses barbes : tout le monde souffre actuellement dans les entreprises, financièrement, économiquement et pis encore : moralement. C’est dans la difficulté et l’épreuve qu’il faut montrer à ses clients qu’on les aime deux fois plus et qu’on s’adapte à leur souffrance. C’est aussi cela l’éthique dans les affaires. Bon je sais, je m’énerve un peu en écrivant ce post, mais on entend tellement de choses aberrantes à l’heure actuelle qu’il faut revenir encore et toujours à des choses fondamentales. Le management des Hommes. C’est épatant d’imaginer une sortie de crise ? Personne ne sait vraiment ce que cela veut dire, mais tout le monde y pense. Et puis entre nous sortir d’une crise qu’on ne sait même pas expliquer c’est plus sympa, non ? Allez, bonne imagination ! C'est par ici la sortie...
Nota bene : Amis lecteurs, je n’ai pas été régulier dans la rédaction de ce blog. J’ai de bonnes raisons : le développement de notre jeune entreprise M’CEO. Je vais à nouveau donner du temps à mon blog chéri et d’ailleurs, je vous informe que mon prochain post sera consacré à lecture très intéressante d’un livre de Jean-Pierre Corniou « Le web 15 ans déjà… et après »(Dunod). Nous sommes au cœur des problématiques managériales et communication dans l’entreprise… et même en dehors. A très vite… promis !
mercredi 21 janvier 2009
Stage rémunéré aux résultats
M'CEO met en adéquation son éthique et ses pratiques. Pas de stage de non rémunéré. Une motivation, une volonté, des résultats, une rémunération.
Contacter : christophe.levaillant@mceo.fr
